Les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar ont officiellement ouvert le 31 octobre au Stade Abdoulaye-Wade de Diamniadio. Le moment dépasse la seule cérémonie : il s’agit du premier événement sportif olympique organisé sur le sol africain depuis la naissance du mouvement moderne. Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a déclaré les Jeux ouverts après un spectacle réunissant 1 115 interprètes, dont 628 danseurs, selon le Comité international olympique.
Le programme s’étend jusqu’au 13 novembre à Dakar, Diamniadio et Saly. Le CIO annonce environ 2 650 jeunes athlètes issus de 204 comités nationaux olympiques, auxquels s’ajoute une équipe olympique de réfugiés. Les documents de présentation arrondissent parfois ce total à 2 700 : il s’agit d’un ordre de grandeur, pas de deux décomptes incompatibles. Vingt-cinq sports de compétition et dix sports de découverte sont au programme. L’Associated Press recense 153 épreuves à médailles et six athlètes dans la première équipe de réfugiés de l’histoire des Jeux olympiques de la jeunesse.
Dakar devait initialement accueillir l’événement en 2022. Le Sénégal et le CIO l’avaient repoussé de quatre ans pendant la pandémie de Covid-19. Ce délai explique aussi l’intervalle inhabituel depuis la précédente édition estivale, Buenos Aires 2018. L’édition sénégalaise introduit notamment le baseball5, le wushu, le sprint d’aviron de plage et la lutte de plage, discipline qui fait écho à la place de la lutte dans la culture sportive du pays.
La portée historique ne garantit pas, à elle seule, un héritage durable. L’AP relève que l’événement se tient dans un contexte de dette élevée et de tension sur le coût de la vie. Le véritable test viendra après la cérémonie : entretien des sites, accès des jeunes aux équipements et capacité à accueillir d’autres compétitions. Les chiffres de participation et la diversité du programme montrent déjà une ambition continentale ; leur effet à long terme devra être mesuré au-delà des quinze jours de Jeux.



