Le document de référence déposé par Nike auprès de la Securities and Exchange Commission attribue à Elliott Hill une rémunération totale de 36 340 876 dollars pour l’exercice fiscal clos le 31 mai 2026. Ce montant réglementaire ne doit pas être confondu avec un salaire versé en espèces ni avec la fortune personnelle du dirigeant.

Un salaire de 1,5 million, des titres évalués à l’attribution

La ligne « salaire » du tableau récapitulatif s’élève à 1,5 million de dollars. S’y ajoutent 28 137 798 dollars d’attributions d’actions, 3 967 113 dollars d’options, 2,22 millions de rémunération au titre d’un plan incitatif non fondé sur des titres et 515 965 dollars classés parmi les autres rémunérations. Additionnés selon les règles de publication de la SEC, ces éléments produisent le total de 36,34 millions.

Les actions et options sont comptabilisées à leur juste valeur à la date d’attribution. Elles peuvent être soumises à des conditions de présence ou de performance et leur valeur réalisable varie avec le cours de Nike. Le total du tableau n’est donc ni une somme immédiatement encaissée ni une estimation de patrimoine.

Un autre indicateur à ne pas prendre au pied de la lettre

Le même document publie une « rémunération effectivement payée » de 19 275 855 dollars pour 2026. Cette expression est définie par la réglementation américaine : Nike précise explicitement que ce chiffre résulte d’ajustements de valorisation et ne reflète pas nécessairement une somme gagnée, réalisée ou reçue par Elliott Hill. PresseMag retient donc le total du tableau de rémunération comme métrique principale, tout en signalant cette limite méthodologique.

La rémunération totale était de 26 018 068 dollars pour l’exercice 2025. La comparaison brute montre une hausse, mais elle est largement influencée par les attributions de titres. Elle ne permet pas, à elle seule, de conclure à une progression équivalente de revenu disponible.

La source chiffrée est le proxy statement officiel de Nike déposé le 15 juillet 2026. La page investisseurs de l’entreprise confirme que ce document a servi de support à l’assemblée annuelle du 8 septembre. Il s’agit d’une déclaration réglementaire de l’entreprise, non d’un audit indépendant de la richesse du dirigeant.