Deux nouveaux regards européens viennent de rejoindre l’orbite terrestre. Le satellite scientifique FLEX et le satellite d’observation Sentinel-3C ont décollé à bord d’une fusée Vega-C depuis le Centre spatial guyanais, dans la nuit du 14 au 15 septembre. L’Agence spatiale européenne indique avoir reçu les premiers signaux des deux engins après leur séparation.

Deux missions complémentaires

FLEX, pour Fluorescence Explorer, doit mesurer la faible fluorescence émise par les plantes lorsqu’elles transforment la lumière solaire par photosynthèse. Cette lueur est invisible à l’œil nu, mais elle peut renseigner les chercheurs sur l’activité et le stress de la végétation. Croisées avec les données d’autres satellites, ces observations devraient aider à suivre la productivité des écosystèmes et des cultures face aux sécheresses ou aux vagues de chaleur.

Sentinel-3C rejoint pour sa part la constellation européenne Copernicus. Ses instruments doivent mesurer notamment la température de surface des océans et des terres, la couleur des eaux ainsi que l’altitude de la mer et des glaces. Cette continuité d’observation est essentielle pour comparer les évolutions dans le temps, à condition que les capteurs soient correctement calibrés.

Le succès du lancement n’est que la première étape

Selon l’ESA, Vega-C a décollé le 15 septembre à 3 h 21, heure d’Europe centrale, soit 22 h 21 la veille en Guyane. Sentinel-3C a été libéré en premier, puis FLEX environ une heure plus tard. La réception d’un premier signal confirme que les satellites communiquent, mais elle ne signifie pas encore que leurs données scientifiques sont pleinement validées.

Les équipes vont maintenant vérifier les plateformes, déployer les procédures de calibration et comparer les mesures avec des observations au sol. L’Agence spatiale britannique, partenaire de plusieurs instruments et équipes scientifiques, souligne l’intérêt de ces données pour l’agriculture, les océans et le climat. Les premières cartes exploitables devront donc attendre la fin de la mise en service : pour l’instant, la réussite est orbitale et technique, pas encore scientifique.