L’Ouzbékistan a signé vendredi 16 octobre six accords énergétiques d’une valeur cumulée de 4,7 milliards de dollars, selon la présidence du pays. L’ensemble doit ajouter 3 000 mégawatts de capacité de production et 400 mégawatts de stockage, dans un marché ouvert plus largement aux capitaux privés depuis une dizaine d’années.

Euronews cite parmi les entreprises associées aux projets ACWA Power, AMEA Power, Toyota Tsusho, Sojitz, EDF et Nebras Power. Cette liste éclaire la diversité des partenaires étrangers, mais le détail financier de chaque contrat, son calendrier et ses conditions n’ont pas été publiés dans le communiqué officiel. Les chiffres de 4,7 milliards de dollars et de capacité annoncée doivent donc être lus comme des données gouvernementales, non comme des investissements déjà décaissés ou des installations en service.

Un réseau à adapter

Le gouvernement veut désormais coordonner les centrales, les lignes et le stockage plutôt que laisser les développeurs choisir seuls leurs implantations. Six autres projets solaires et éoliens, totalisant 2 200 MW, doivent faire l’objet d’appels d’offres. Une carte des possibilités de raccordement est promise pour mars 2027, avant un schéma directeur énergétique allant jusqu’en 2050 attendu en juillet.

D’ici à 2030, Tachkent vise 22 GW de capacités supplémentaires, plus de 129 milliards de kilowattheures produits par an et 54 % d’électricité renouvelable, hydroélectricité comprise. Le plan inclut 5 000 kilomètres de lignes, 16 grands postes électriques et 4,5 GW de stockage. Ces objectifs restent des cibles politiques : leur réalisation dépendra des appels d’offres, des financements et du renforcement du réseau.

Nucléaire et hydrocarbures aussi

La stratégie annoncée ne se limite pas aux renouvelables. Le président Shavkat Mirziyoyev a évoqué deux centrales nucléaires supplémentaires, sans partenaires, coûts ni calendrier arrêtés. Le pays prépare aussi 128 blocs d’exploration pétrolière et gazière pour des investisseurs étrangers et projette de moderniser deux raffineries.

Kursiv Uzbekistan reprend les principales données de la présidence et décrit le changement de méthode prévu pour attribuer les projets. Euronews apporte des noms d’investisseurs et des entretiens avec la Banque mondiale et la Société financière internationale. Ces sources complètent le communiqué, mais ne constituent pas une vérification indépendante de l’exécution future des six accords.