Meta et EssilorLuxottica élargissent leur gamme de lunettes connectées avec les Ray-Ban Meta Audio, un modèle sans caméra ni écran annoncé lors de Meta Connect. L’objet conserve des haut-parleurs ouverts, des microphones, une surface tactile et l’accès à Meta AI, mais retire l’élément qui a concentré une grande partie des critiques sur la vie privée : la capture d’images.
Le prix de départ est fixé à 349 euros en France. Les précommandes doivent ouvrir le 30 septembre et les premières livraisons sont annoncées pour le 13 octobre. La monture pèse 43 grammes, selon le fabricant. Meta revendique jusqu’à douze heures d’écoute et 48 heures supplémentaires grâce à l’étui de recharge. Ces chiffres sont des estimations constructeur ; aucun essai d’endurance indépendant complet n’était disponible au moment de cette publication.
Le positionnement est celui d’écouteurs portables intégrés à une monture. Les lunettes permettent de prendre un appel, écouter de la musique, lancer une traduction ou interroger l’assistant vocal. Meta présente aussi Muse, un agent capable de mémoriser certaines informations données par l’utilisateur et de proposer des actions. Ce service doit arriver d’abord aux États-Unis et au Canada, ce qui limite pour l’instant la portée de certaines fonctions mises en avant.
Le retrait de la caméra répond à un usage précis : les personnes qui souhaitent un assistant audio sans pouvoir photographier leur entourage. Il ne supprime pas toutes les questions de confidentialité, puisque les microphones et les traitements liés à l’assistant restent au cœur du produit. The Independent, qui a pris les lunettes en main, décrit une expérience proche d’écouteurs ouverts et souligne que cette version évite la controverse visuelle associée aux modèles équipés d’une caméra.
Ces Meta Audio ne remplacent pas la troisième génération des Ray-Ban Meta, dévoilée en parallèle et toujours dotée d’une caméra. Elles créent plutôt une nouvelle branche de la gamme, moins ambitieuse sur le plan visuel mais potentiellement plus acceptable dans des lieux où filmer serait inapproprié. Leur intérêt réel dépendra désormais de la qualité sonore, de l’autonomie mesurée et du comportement de l’assistant en conditions ordinaires.



