Dix-sept saisons sous le maillot de l’Inter
Sandro Mazzola, figure majeure du football italien des années 1960 et 1970, est mort samedi 19 septembre à l’âge de 83 ans. L’Inter Milan, son club de toujours, a annoncé sa disparition sans préciser de cause. L’ancien joueur souffrait depuis longtemps d’une maladie dont la nature n’avait pas été rendue publique.
Formé à l’Inter, Mazzola y a disputé l’intégralité de sa carrière professionnelle, de 1961 à 1977. Il a inscrit 158 buts en 565 matches selon le bilan publié par le club. Attaquant de soutien ou milieu offensif, il fut l’un des visages de la « Grande Inter » d’Helenio Herrera, victorieuse de deux Coupes d’Europe des clubs champions, en 1964 et 1965, et de quatre titres de Serie A.
Sa finale européenne de 1964 contre le Real Madrid reste l’un de ses matches les plus célèbres : il marqua deux fois lors de la victoire 3-1 des Milanais. Il termina aussi meilleur buteur de la compétition cette saison-là, puis du championnat d’Italie l’année suivante.
Une histoire familiale devenue héritage national
Mazzola était le fils de Valentino Mazzola, capitaine du « Grande Torino », mort avec ses coéquipiers dans la catastrophe aérienne de Superga en 1949. Sandro avait six ans. Il construisit pourtant une carrière qui ne resta pas enfermée dans ce patronyme.
Avec l’équipe d’Italie, il a marqué 22 buts en 70 sélections, gagné le Championnat d’Europe en 1968 et disputé trois Coupes du monde. Il faisait partie de la sélection finaliste du Mondial 1970 au Mexique. En 1971, il termina deuxième du Ballon d’Or derrière Johan Cruyff.
Après sa retraite, Mazzola occupa des fonctions dirigeantes à l’Inter, dont celle de directeur sportif de 1995 à 1999, puis devint consultant à la télévision. La Fédération italienne a demandé une minute de silence avant les rencontres du week-end. Ses obsèques doivent être célébrées lundi 21 septembre à la basilique Saint-Ambroise de Milan.



