Accenture a terminé son exercice 2026 sur un trimestre plus solide qu’attendu. Le groupe de conseil a publié jeudi un chiffre d’affaires de 18,68 milliards de dollars pour les trois mois clos fin août, contre 18,03 milliards anticipés en moyenne par les analystes suivis par LSEG. Les nouvelles commandes ont progressé de 4 % à 22,17 milliards de dollars.
L’IA devient un marché de transformation
Les entreprises cherchent des partenaires capables d’intégrer l’intelligence artificielle à leurs systèmes existants, d’automatiser des processus et de réorganiser leurs opérations. Cette demande a fait progresser de 7 % l’activité de conseil, à 9,28 milliards de dollars sur le trimestre.
Pour l’exercice 2027, Accenture prévoit une croissance du chiffre d’affaires comprise entre 3 % et 6 % en devises locales. Le milieu de cette fourchette dépasse légèrement le consensus des analystes, fixé à 3,9 %. La directrice générale Julie Sweet a également indiqué que le groupe envisageait environ 5 milliards de dollars d’acquisitions supplémentaires pour accélérer sa stratégie.
La réaction boursière a été spectaculaire : l’action gagnait environ 22 % pendant la séance, en route vers sa meilleure journée. Le mouvement a aussi soutenu plusieurs concurrents, signe que les investisseurs ont interprété les résultats comme un signal positif pour l’ensemble des services informatiques.
Une pression qui ne disparaît pas
Le tableau n’est pourtant pas uniformément favorable. Accenture a reconnu des prix plus faibles dans plusieurs domaines, les clients réclamant une part des gains de productivité permis par l’IA. Avant cette publication, le titre avait perdu environ un tiers depuis le début de l’année, sur la crainte que les nouveaux outils remplacent une partie du travail facturé par les consultants.
Les chiffres du trimestre montrent donc moins une immunité qu’une transition. L’IA alimente de nouveaux contrats d’intégration et de transformation, tout en obligeant les prestataires à démontrer plus vite leurs gains d’efficacité. La prévision 2027 reste une estimation de l’entreprise, exposée à la conjoncture et aux décisions d’investissement de ses clients.



