Le Brésil devra attendre le 25 octobre pour connaître le vainqueur de son élection présidentielle. Dans son bulletin publié au début du 5 octobre, le Tribunal supérieur électoral confirme un second tour entre Flávio Bolsonaro et Luiz Inácio Lula da Silva. Avec 99,99 % des sections de vote dépouillées, le sénateur du Parti libéral recueille 47,03 % des suffrages valides et le président sortant 45,16 %.

Une avance, mais aucune victoire acquise

L’écart est de 1,87 point. Il place Flávio Bolsonaro en tête du premier tour, sans lui donner la majorité nécessaire pour être élu immédiatement. Le scrutin du 4 octobre ouvre donc une nouvelle campagne entre deux candidats, et non la simple confirmation du classement actuel.

L’autorité électorale rappelle que les votes blancs et nuls ne sont pas inclus dans les suffrages valides utilisés pour déterminer cette majorité. Les pourcentages publiés correspondent à un dépouillement presque complet : ils doivent être lus avec cet état d’avancement, sans les transformer en résultats d’un second tour encore à venir.

Agência Brasil rapporte que Lula, qui espérait une décision dès le premier tour, a annoncé vouloir reprendre la campagne. Face à lui, Flávio Bolsonaro défend une rupture politique. Le duel oppose ainsi le président en exercice au fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, sans que la place de chacun au premier tour permette de prévoir les reports de voix.

Trois semaines pour élargir leur électorat

Associated Press souligne l’importance des électeurs des autres candidats et des abstentionnistes dans la suite de la compétition. Les alliances et la capacité à mobiliser au-delà de chaque camp seront donc des éléments à suivre dans les prochaines semaines.

Pour lire correctement les résultats, trois niveaux doivent rester séparés : l’avance mesurée le 4 octobre, les soutiens annoncés pendant l’entre-deux-tours et les suffrages qui seront effectivement exprimés le 25 octobre. Aucun transfert de voix n’est automatique. Le fait établi aujourd’hui est la qualification des deux candidats et la nécessité d’un nouveau vote.