Iliana Iotova a remporté le second tour de l’élection présidentielle bulgare et devient la première femme élue à la tête de l’État. Après dépouillement de l’ensemble des votes, la Commission électorale centrale lui attribue 57,566 % des suffrages, contre 39,5 % environ à Andrey Gyurov. Ce dernier a reconnu sa défaite, rapporte l’Associated Press.
Le résultat est plus tranché que ne l’annonçait le premier tour. Le 25 octobre, Iotova ne devançait Gyurov que de moins de trois points. Une semaine plus tard, l’écart atteint environ 18 points. Ce déplacement ne permet pas, à lui seul, d’identifier quels électorats se sont reportés sur chaque candidat, mais il montre que le duel a nettement consolidé l’avantage de la présidente par intérim.
Iotova occupait la fonction depuis janvier, après la démission de Rumen Radev, parti conduire sa formation aux élections législatives. Soutenue par la majorité de Radev, elle obtient désormais son propre mandat électif. Elle doit être investie le 22 janvier pour un mandat de cinq ans, selon l’Associated Press.
La présidence bulgare est principalement représentative : le Parlement concentre l’essentiel du pouvoir de décision. L’élection directe donne néanmoins au chef de l’État une autorité politique propre. Le président commande les forces armées, peut opposer son veto à une loi, signe les traités internationaux et nomme les ambassadeurs. Le résultat maintient donc la présidence et le gouvernement dans le même camp, alors que Gyurov était soutenu par l’opposition réformatrice et pro-européenne.
Les deux agences internationales consultées convergent sur le résultat et le caractère historique de l’élection. Elles divergent toutefois sur l’âge d’Iotova — une donnée qui n’est pas nécessaire pour établir le fait central et qui n’est donc pas retenue ici. Les chiffres publiés par l’autorité électorale restent la référence primaire ; AP et Reuters apportent une confirmation éditoriale indépendante, mais ne constituent pas un comptage séparé.



