Le ministère de l’Éducation nationale veut rendre la qualité de l’expression écrite plus visible dans la notation des examens. À compter de la session 2027, le diplôme national du brevet, les baccalauréats et les diplômes professionnels intégreront explicitement la maîtrise de la langue dans toutes les épreuves écrites, et pas seulement en français.

Le nouveau cadre prévoit au minimum deux points dédiés à l’orthographe, à la syntaxe, à la clarté du raisonnement et à la précision du vocabulaire. Selon la discipline et la nature de l’exercice, ce poids pourra être supérieur. Pour les épreuves où la rédaction occupe une place centrale, une copie jugée très défaillante sur l’ensemble de ces critères ne pourra pas obtenir la moyenne.

Quatre dimensions communes

La grille publiée par le ministère distingue quatre dimensions : orthographe, construction des phrases, lexique, ainsi que mise en forme et organisation de la réflexion. Elle décrit quatre niveaux, de « très insuffisant » à « très satisfaisant ». L’objectif affiché est de donner aux correcteurs des repères homogènes, tout en laissant les définitions propres à chaque épreuve préciser la répartition exacte des points.

La note de service invite aussi les équipes à faire davantage rédiger les élèves et à limiter, lorsque cela est pertinent, les questionnaires à choix multiples ou les réponses réduites à quelques mots. Il ne s’agit donc pas seulement d’un malus orthographique : la capacité à développer un raisonnement organisé devient un attendu transversal.

Des adaptations maintenues

Le texte précise que la situation des candidats bénéficiant d’aménagements liés à l’orthographe ou à la syntaxe doit être prise en compte. Pour les diplômes professionnels, l’intelligibilité des productions est reliée aux exigences de communication des métiers préparés.

Cette annonce prolonge le renforcement déjà engagé pour les examens 2026, mais la session 2027 généralise et formalise davantage la grille. Les candidats et les enseignants devront maintenant se reporter aux textes propres à chaque épreuve pour connaître le barème détaillé applicable.