L’Iran affirme avoir reçu, mercredi 30 septembre, une réponse officielle des États-Unis à sa dernière proposition visant à rétablir une trêve dans le Golfe. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, l’a présentée au président Masoud Pezeshkian lors d’une réunion du gouvernement, selon la porte-parole de l’exécutif citée par l’Associated Press. Téhéran n’a toutefois pas rendu public le contenu du document, ni précisé s’il constituait une acceptation, un refus ou une base de négociation.

La proposition iranienne, détaillée les jours précédents, prévoit une séquence de sept jours destinée à rouvrir le détroit d’Ormuz et à revenir vers un accord de cessez-le-feu. Elle lie le rétablissement du trafic maritime à la levée du blocus américain sur les ports iraniens, à des allègements de sanctions et à des mesures concernant le programme nucléaire. Donald Trump avait déclaré publiquement avoir rejeté ce plan, alors que Téhéran soutenait ne pas avoir encore reçu de réponse formelle.

Reuters rapporte que des médiateurs qataris ont transmis le retour américain à Araghchi lors d’une escale à Doha. D’après un responsable non iranien informé des discussions, les deux camps s’accorderaient largement sur les étapes à accomplir, mais pas sur leur ordre. Ce détail repose sur une source anonyme et ne constitue pas une confirmation officielle des conditions américaines.

Cette reprise indirecte du dialogue intervient alors que la guerre dure depuis plusieurs mois et que le trafic dans le détroit d’Ormuz reste perturbé. Le passage concentre une part essentielle des exportations mondiales d’hydrocarbures : sa réouverture aurait donc des conséquences bien au-delà de la région. Mais le fait qu’un message ait circulé ne signifie ni qu’un compromis est acquis, ni qu’un cessez-le-feu est imminent.

À ce stade, le fait établi est limité : une réponse américaine a été remise par l’intermédiaire de médiateurs et examinée à Téhéran. La nature de cette réponse, les concessions réellement acceptées et le calendrier éventuel restent inconnus.