Les bureaux de vote israéliens ont ouvert mardi 27 octobre à 7 heures, heure locale, pour la première élection législative organisée depuis les attaques du 7 octobre 2023 et les guerres qui ont suivi. À midi, la Commission électorale centrale annonçait une participation de 31,5 % des inscrits, soit plus de 2,3 millions de votants. Reuters et El País rapportent qu’il s’agit du niveau le plus élevé à cette heure depuis 1977.
Ce chiffre mesure la mobilisation en cours, pas le résultat. Les bureaux doivent fermer à 22 heures. Les premières estimations télévisées sont attendues dans la soirée, tandis que le décompte final est annoncé pour le 30 octobre et la publication officielle des résultats pour le 4 novembre. Aucun vainqueur ne peut donc être déclaré à ce stade.
Un scrutin national, puis une bataille de coalition
Les électeurs choisissent des listes nationales pour répartir les 120 sièges de la Knesset. Une liste doit franchir 3,25 % des suffrages pour obtenir des sièges. La majorité absolue se situe à 61 députés, mais aucun parti n’a jamais remporté seul cette majorité : l’enjeu décisif sera la capacité à réunir une coalition après le vote.
Le premier ministre Benjamin Netanyahu sollicite un nouveau mandat face à une opposition dont la figure centrale est l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot. La campagne a porté sur la responsabilité politique après le 7 octobre 2023, la conduite des guerres, l’exemption de service militaire accordée aux juifs ultraorthodoxes et les institutions judiciaires. La participation des citoyens arabes d’Israël est également suivie de près, car leurs listes peuvent peser dans une Knesset très fragmentée.
Ce que le calendrier permet — et ne permet pas — de conclure
Même si les projections de sortie des urnes dessinent un bloc en tête, elles ne suffiront pas nécessairement à désigner le prochain chef du gouvernement. Une fois les résultats officiels publiés, le président Isaac Herzog consultera les partis et chargera la personnalité jugée la mieux placée de former une coalition. Le candidat désigné pourra disposer de jusqu’à 42 jours.
Le record provisoire de participation signale donc une forte mobilisation, mais pas un basculement politique déjà acquis. Le résultat électoral et la formation d’un gouvernement constituent deux étapes distinctes.



