Les 20es Jeux asiatiques se sont achevés dimanche 4 octobre à Aichi-Nagoya sur une image à deux faces. La cérémonie de clôture a célébré une génération d’athlètes très jeunes et transmis le flambeau à Doha pour 2030. Elle a aussi refermé quinze jours au cours desquels les difficultés d’hébergement et de transport ont régulièrement concurrencé les résultats sportifs.
Environ 17 000 athlètes et officiels ont participé à 469 épreuves attribuant une médaille d’or, dans un programme de 43 sports réparti entre Tokyo et Osaka. Ce total a dépassé les 15 000 personnes prévues par les organisateurs. Sans village des athlètes, les délégations ont été réparties entre hôtels, modules d’habitation et navire de croisière. Des équipes ont signalé des chambres attribuées deux fois, des files d’enregistrement pouvant durer jusqu’à douze heures et des navettes absentes ou envoyées au mauvais endroit.
Le Conseil olympique d’Asie a pourtant qualifié l’édition de succès. Il met en avant une hausse proche de 20 % des recettes, une audience numérique importante et 54 records du monde, auxquels s’ajoutent 11 records du monde juniors et 89 records continentaux. La Chine termine en tête avec 169 titres et 341 médailles. Le Japon, pays hôte, obtient 83 titres et 269 médailles, un record national aux Jeux asiatiques.
La compétition a surtout été portée par des adolescents. La nageuse chinoise Yu Zidi, 13 ans, a décroché trois titres individuels et le trophée de meilleure athlète féminine. Son compatriote Zhang Zhanshuo, 19 ans, est devenu le premier nageur à gagner sept titres lors d’une même édition. Le Japonais Shin Ohashi, 17 ans, a battu le record du monde du 200 mètres brasse. Le sprinteur thaïlandais Puripol Boonson, vainqueur des 100 et 200 mètres, a été désigné meilleur athlète masculin.
Ce bilan sportif ne gomme pas les tribunes parfois presque vides ni les incidents protocolaires. Il pose une question simple pour les futurs grands événements : jusqu’où réduire les infrastructures permanentes sans dégrader l’accueil des compétiteurs ? Doha héritera en 2030 de cette réussite sportive, mais aussi de cette leçon d’organisation.



