Une nouvelle série de frappes russes sur Kyiv a fait cinq morts et 36 blessés entre la soirée du 13 octobre et la matinée du 14 octobre 2026, selon le bilan communiqué mercredi par la police de la capitale ukrainienne et rapporté par l’Associated Press. Le chiffre actualise un premier décompte de deux morts et 21 blessés diffusé durant la nuit par le maire Vitali Klitschko.
Une centrale thermique et un immeuble résidentiel figurent parmi les sites touchés. Reuters rapporte qu’un missile balistique a frappé la centrale de Darnytsia, tandis qu’un impact sur un bâtiment de neuf étages a provoqué un incendie et des évacuations. Les données disponibles proviennent principalement des autorités ukrainiennes ; les médias consultés recoupent leur chronologie et leurs déclarations, mais n’ont pas établi de façon indépendante le bilan complet de chaque site.
L’absence d’alerte initiale est devenue un autre enjeu de l’attaque. Le porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne, Yurii Ihnat, a déclaré qu’aucun avertissement n’avait précédé la première salve de missiles balistiques mardi soir. Des alertes ont ensuite été transmises pour trois vagues ultérieures, selon l’Associated Press. Volodymyr Zelensky a dénoncé, pour une deuxième nuit, l’absence de préavis de la part des partenaires occidentaux. Kyiv dépend fortement du renseignement allié pour détecter certains lancements, mais les informations publiques ne permettent pas d’expliquer pourquoi le premier avertissement n’est pas arrivé.
L’attaque intervient alors que les infrastructures énergétiques ukrainiennes sont visées pour la troisième nuit consécutive. Le président américain Donald Trump affirme qu’un accord existe pour épargner ces installations. Ni Moscou ni Kyiv n’ont toutefois confirmé publiquement une trêve bilatérale complète. Les nouveaux impacts montrent en tout cas que les sites de production et de distribution d’énergie restent exposés.
Les bilans ont évolué rapidement au cours de la nuit : les chiffres les plus récents doivent donc être datés et pourront encore changer. La distinction vaut aussi pour les alertes. L’absence signalée concerne la première frappe, pas l’ensemble des vagues suivantes. Au-delà du bilan humain, la répétition des attaques contre le réseau accroît le risque de coupures au début de la saison froide et complique les réparations entre deux salves.



