Kyiv a subi vendredi 25 septembre une succession de frappes qui s’est prolongée jusque dans la soirée. À 19 h 39, heure locale, les autorités municipales faisaient état de sept morts et 57 blessés, dont 25 personnes toujours hospitalisées. Ce bilan reste susceptible d’évoluer : les secours intervenaient encore sur plusieurs sites et les chiffres avaient déjà été révisés à plusieurs reprises dans la journée.

Des quartiers résidentiels et des bureaux touchés

La première attaque signalée dans la matinée a frappé un immeuble résidentiel de seize étages dans le district central de Pechersk. Un garçon de 14 ans a été tué et au moins sept habitants ont été blessés, selon la police et la mairie citées par les médias ukrainiens. Plus tard, un drone a atteint un immeuble de bureaux dans le district de Solomianskyi. Quatre personnes y ont été tuées et sept autres blessées, parmi lesquelles un enfant, d’après un bilan préliminaire des autorités locales. Des véhicules ont brûlé dans le parking voisin et un établissement médical a également été endommagé.

Une nouvelle alerte a été déclenchée en fin d’après-midi. La chute d’un appareil sans pilote a alors soufflé les fenêtres d’un autre bâtiment de bureaux dans le même district. Des centres de données et des services de connexion ont aussi été perturbés, illustrant les effets en chaîne possibles bien au-delà des points d’impact.

Un bilan à lire avec prudence

Les deux sources consultées ne décrivent pas exactement le même instant. Le Kyiv Independent rapportait cinq morts et 43 blessés à 17 heures, en précisant qu’il s’agissait d’une actualité en développement. Kyiv Post a ensuite relayé le bilan municipal porté à sept morts et 57 blessés. Cet écart ne constitue donc pas une contradiction, mais la photographie successive d’une opération de secours encore en cours.

Les informations sur les victimes et les dommages proviennent principalement des autorités ukrainiennes et n’ont pas toutes pu être vérifiées de manière indépendante. Elles établissent néanmoins que des bâtiments civils ont été atteints au cours d’attaques répétées, avec un coût humain lourd au cœur de la capitale.