Le gouvernement panaméen a déclaré samedi 10 octobre l’état d’urgence national, au lendemain de deux puissants séismes et alors que les répliques se poursuivaient. La décision figure dans la résolution de cabinet n° 108 publiée par la Gaceta Oficial. Elle ouvre un cadre exceptionnel pour coordonner la réponse aux dommages ; elle ne constitue pas, à elle seule, un bilan définitif.
Selon l’Associated Press, les secousses principales ont atteint les magnitudes 7,7 et 6,6 vendredi. L’agence, qui cite l’Institut d’études géologiques des États-Unis pour la localisation, situe la première près de Pitaloza Arriba, dans la province centrale de Herrera. Plus de cent répliques avaient été enregistrées, dont plusieurs de magnitude supérieure à 5.
Des évaluations encore provisoires
Les autorités ne reliaient aucun décès aux séismes au moment de leurs communications de samedi. La protection civile faisait toutefois état de 27 personnes légèrement ou modérément blessées. Des dégâts avaient été signalés dans les dix provinces du pays ainsi que dans deux territoires autochtones, avec une concentration dans les provinces centrales de Veraguas, Herrera, Coclé et Los Santos.
Les inventaires relayés par l’AP mentionnaient environ 420 logements et un nombre comparable d’écoles publiques touchés, ainsi que sept hôtels, treize églises et neuf ponts. Ces chiffres sont des remontées initiales : ils peuvent évoluer à mesure que les inspections atteignent les zones moins accessibles.
Le Corps des pompiers du Panama apporte un autre indicateur opérationnel. Dans un bulletin publié samedi, il disait avoir traité 68 interventions liées à des problèmes de structure, d’électricité ou de véhicules. Ses équipes restaient déployées pour des vérifications préventives. Ce total compte des interventions, pas nécessairement autant de bâtiments distincts ni autant de victimes.
L’écart entre ces mesures rappelle la prudence nécessaire dans les premières heures d’une catastrophe. La résolution officielle confirme le changement de niveau de mobilisation ; les pompiers décrivent l’activité de terrain ; l’AP rassemble, auprès de plusieurs services, un bilan national encore susceptible d’être révisé.



