L’aéroport international Roi-Khaled de Riyad est resté fermé lundi 12 octobre, tandis que l’Arabie saoudite prolongeait les inspections de sécurité et ouvrait une enquête sur l’échec de ses défenses aériennes. Cette nouvelle phase intervient après une série de frappes revendiquées par les Houthis du Yémen.

Selon l’Associated Press, l’enquête doit déterminer comment plusieurs drones, puis des missiles de croisière et balistiques, ont pu parcourir plus de 1 000 kilomètres et atteindre la capitale sans alerte suffisamment précoce. L’agence cite deux responsables régionaux s’exprimant sous couvert d’anonymat ; le gouvernement saoudien n’avait pas confirmé publiquement ces détails techniques au moment de la consultation.

Le bilan officiel distingue deux épisodes. Une frappe samedi contre un terminal a fait au moins 12 morts et 309 blessés, selon l’Autorité générale de l’aviation civile saoudienne. Dimanche, un autre projectile a touché le terminal 4 : un résident pakistanais a été tué et 11 personnes ont été blessées. Cela porte à au moins 13 morts le bilan des deux journées, sans préjuger d’éventuelles révisions.

Le Saudi Gazette, qui relaie l’autorité de l’aviation civile, indique que la suspension des opérations a été prolongée afin de vérifier l’état des installations et leur capacité à rouvrir. Aucune heure de reprise n’a été annoncée. L’AP rapporte également que les salariés du quartier financier de Riyad ont été invités à travailler à distance.

Les Houthis affirment avoir utilisé plusieurs types de vecteurs. L’AP précise que certains missiles avancés peuvent modifier leur trajectoire, ce qui complique leur interception par les systèmes Patriot et d’autres défenses saoudiennes. Cette explication reste toutefois un élément d’enquête, et non une conclusion officielle.

En parallèle, les Houthis ont annoncé de nouvelles frappes saoudiennes sur Sanaa, au Yémen, tandis que Riyad disait répondre à de nouvelles attaques. Le contrôle indépendant de ces bilans demeure limité. L’incident marque néanmoins une escalade nette : il touche directement une infrastructure civile majeure de la capitale et met à l’épreuve la protection aérienne du royaume.

*Illustration : création originale générée par IA, non documentaire.*