L’avocat de Lida Moniava annonce une issue favorable au dossier visant la fondatrice d’un hospice pour enfants en Russie. Mais, dans un entretien publié le 6 octobre par Business FM, Mikhaïl Birioukov apporte une réserve décisive : l’enquêteur lui a indiqué par téléphone que l’affaire était classée, sans qu’il dispose encore de la décision écrite.

Selon ce récit, les investigations n’auraient pas établi les éléments constitutifs d’une infraction. Reuters rapporte également l’annonce, en citant l’avocat et le groupe de soutien de Moniava. Ces témoignages convergent sur le classement annoncé, sans remplacer la consultation du document judiciaire.

Des restrictions encore en vigueur selon la défense

Interrogé par Business FM, l’avocat explique que l’interdiction de quitter son domicile entre 20 heures et 8 heures reste appliquée, faute de notification levant les mesures. Moniava peut continuer à travailler dans la journée. À ce stade, parler d’un acquittement ou d’une disparition de toutes les restrictions irait au-delà des éléments disponibles.

Brièvement détenue en septembre, elle était poursuivie pour diffusion présumée de fausses informations sur les actions de l’armée russe contre des civils ukrainiens. Elle contestait cette accusation, rappelle Reuters.

L’hospice poursuit son activité

La procédure a aussi pesé sur l’association. Marina Vlassova, sa responsable du développement, explique à Business FM que près de 300 dons mensuels ont été annulés dans les premières heures de l’affaire. Ce bilan est celui de l’organisation.

L’hospice continue néanmoins à accompagner des enfants et de jeunes adultes gravement malades dans la région de Moscou. La prochaine étape vérifiable reste la réception des décisions écrites évoquées par la défense.