La préparation de la COP31 est passée par un chantier très concret, mardi 6 octobre, à Tuvalu. Selon le reportage de Reuters, des représentants de 30 pays ont assisté au remblaiement d’une partie du littoral de Funafuti avec du sable prélevé dans le lagon. Cette visite met l’adaptation à la montée des eaux au centre des discussions diplomatiques du Pacifique.
L’étape s’inscrit dans une rencontre de dirigeants coorganisée par Tuvalu, Fidji et l’Australie. Le programme officiel prévoit des échanges avec les autorités et les communautés locales, ainsi que des visites de zones exposées et de projets de résilience. L’objectif annoncé est de rapprocher les décideurs des conséquences vécues du changement climatique.
Un chantier inscrit dans plusieurs années de travaux
La journée ne marque pas le début de l’adaptation côtière du pays. Dans un communiqué du 15 octobre 2025, le Programme des Nations unies pour le développement détaillait déjà l’achèvement de huit hectares de terrains rehaussés sur Fogafale, après une première phase de 7,3 hectares. Le financement de cette deuxième étape atteignait 17,5 millions de dollars américains, apportés par l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis.
Selon le PNUD, ces terrains ont été conçus pour rester au-dessus des niveaux marins projetés au-delà de 2100. C’est un objectif de conception, dépendant des projections retenues, et non une garantie universelle contre toute inondation. L’agence associait aussi les travaux à la planification foncière et à la protection d’infrastructures essentielles.
L’adaptation à l’ordre du jour, pas encore un accord
Le communiqué australien du 5 octobre situe ces rencontres avant la pré-COP organisée à Nadi du 5 au 8 octobre, puis la conférence mondiale de novembre à Antalya, en Turquie. L’Australie y exerce le rôle de présidence des négociations obtenu lors de la COP30.
Le programme de la visite met notamment en avant l’accès aux financements pour l’adaptation, la résilience et les pertes et dommages. Voir un projet en cours permet d’en discuter les besoins matériels. Cela ne constitue toutefois ni une nouvelle promesse financière vérifiée, ni un accord climatique adopté. Ces décisions restent l’enjeu des négociations à venir.



