Les frappes russes menées dans la nuit du 6 au 7 octobre ont touché Kyiv et douze autres régions ukrainiennes. À la mi-journée, l’Associated Press rapportait au moins 21 civils tués, dont quatre enfants, et environ 60 blessés, en attribuant ce bilan aux autorités ukrainiennes. Les opérations de secours se poursuivant, ces chiffres ne sont pas définitifs.

Le bilan le plus lourd vient de Pryluky, dans la région de Tchernihiv. Un missile y a détruit une partie d’un immeuble résidentiel de cinq étages. AP fait état de quinze morts sur ce seul site, dont quatre enfants, et d’une cinquantaine de blessés. Deux autres personnes ont été tuées à Krementchouk ; d’autres décès ont été signalés à Kyiv et dans une troisième ville.

Missiles balistiques et drones rapides

Reuters rapporte que la Russie a employé environ 70 missiles, dont plusieurs balistiques, ainsi que 46 drones à réaction. L’armée de l’air ukrainienne affirme avoir intercepté un peu plus de 80 % de ces drones. Ce taux, comme les autres données opérationnelles publiées par les parties au conflit, n’a pas pu être vérifié indépendamment dans son intégralité.

Le ministère russe de la Défense reconnaît une attaque massive, mais dit avoir visé des installations militaires et industrielles, des sites de production de missiles et de drones, ainsi que des infrastructures portuaires. Cette version ne répond pas aux constatations de destructions d’habitations et de victimes civiles documentées à Pryluky.

Une alerte préalable, une protection incomplète

Le président Volodymyr Zelensky avait annoncé la veille que les services ukrainiens redoutaient une attaque de grande ampleur. La prévision n’a pas permis d’en neutraliser tous les vecteurs. Kyiv souligne notamment le manque de missiles Patriot, seuls moyens disponibles dans son arsenal pour intercepter certains missiles balistiques à grande vitesse.

L’Ukraine dit avoir riposté contre deux installations pétrolières et un terrain d’entraînement en Russie. Reuters et AP précisent que plusieurs images ou affirmations concernant ces contre-frappes n’avaient pas encore reçu de confirmation indépendante. La priorité immédiate reste donc l’établissement du bilan humain et la sécurisation des zones frappées.