L’Ukraine a lancé dans la nuit du 19 au 20 septembre une vague de plus de 1 000 drones vers le territoire russe, dont plusieurs centaines en direction de Moscou, selon les autorités russes et ukrainiennes citées par l’Associated Press. Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a qualifié l’opération de plus importante attaque de drones jamais dirigée contre la capitale russe.
Le ministère russe de la Défense affirme avoir abattu environ 1 100 appareils au-dessus de la Russie, de la Crimée annexée et de la mer Noire. Sobianine a déclaré que 450 drones avaient été détruits en route vers Moscou. Ces chiffres, produits par une partie au conflit, ne peuvent pas être vérifiés indépendamment dans leur totalité. Ils donnent néanmoins la mesure revendiquée de l’opération.
Les autorités de la région de Moscou font état de deux morts — un homme de 74 ans et une femme de 44 ans — et de vingt blessés. Des dégâts ont été signalés dans un immeuble résidentiel et à la raffinerie de Moscou. Le trafic aérien a aussi été perturbé dans les principaux aéroports de la capitale.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé que Kyiv avait utilisé plusieurs types de drones et de missiles de fabrication ukrainienne contre des installations pétrolières et logistiques. Il présente ces frappes comme un moyen de réduire les revenus et les capacités qui soutiennent l’effort de guerre russe. Cette justification n’efface pas les conséquences civiles rapportées dans la région de Moscou.
L’attaque s’est déroulée pendant le dernier jour des élections législatives russes, organisées également dans des territoires ukrainiens occupés et annexés illégalement par Moscou. La Russie a accusé Kyiv d’avoir voulu perturber le scrutin. L’Ukraine rejette la légitimité de ces votes dans les zones occupées.
Cet épisode marque une nouvelle escalade dans la guerre à distance menée par les deux pays. Alors que le front terrestre évolue lentement, drones et missiles permettent de frapper des infrastructures loin des lignes de combat. Les affirmations opérationnelles des deux camps devront continuer d’être distinguées des éléments établis par des sources indépendantes.



