Trente-neuf personnes présumées mortes
Les autorités du Vanuatu ont mis fin le 17 septembre aux recherches après le naufrage du MV Matui, survenu six jours plus tôt entre les îles de Santo et d'Ambae. Selon le bilan communiqué à l'Associated Press, 53 personnes se trouvaient à bord : 14 ont survécu, deux corps ont été retrouvés et 37 personnes sont toujours portées disparues. Le nombre de morts présumés atteint donc 39.
Les premières heures avaient été marquées par des chiffres incertains, notamment parce que la liste exacte des passagers n'était pas immédiatement disponible. Le Guardian, qui relatait la phase initiale de l'opération, faisait état d'un bilan encore provisoire et de renforts maritimes français. Cette source plus ancienne confirme le contexte du naufrage et des recherches, mais pas le bilan final annoncé plusieurs jours plus tard.
Des questions sur l'autorisation du navire
L'Associated Press rapporte que le ferry n'aurait pas été autorisé à transporter des passagers et que son propriétaire aurait reçu un avertissement au sujet d'une possible surcharge. Des plaintes pénales ont été déposées, mais ces éléments ne constituent pas encore les conclusions d'une enquête judiciaire.
Des vents forts, les conditions de mer et la surcharge figurent parmi les facteurs évoqués à ce stade. La cause précise du naufrage n'est toutefois pas établie. Présenter l'un de ces éléments comme la cause définitive irait au-delà des informations disponibles.
Une enquête indépendante promise
Le gouvernement a promis une enquête indépendante. Elle devra déterminer les responsabilités, examiner l'état du navire et préciser les conditions dans lesquelles il a pu prendre la mer avec des passagers. Un hommage national est prévu le 27 septembre.
Pour cet archipel du Pacifique, où les liaisons maritimes relient des communautés dispersées, la catastrophe met aussi en lumière la question du contrôle des navires et de la sécurité des traversées. Les conclusions officielles devront encore établir ce qui aurait pu être évité.



