Les bureaux de vote ont ouvert dimanche 20 septembre à Berlin et dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, deux scrutins régionaux très différents mais observés comme un même test politique pour le chancelier Friedrich Merz. Dans la capitale, les électeurs renouvellent la Chambre des députés et les assemblées d’arrondissement. Dans le Land du nord-est, ils choisissent un nouveau Parlement régional.
Le vote intervient deux semaines après la forte poussée de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) en Saxe-Anhalt. À Berlin, la bataille se concentre notamment sur le coût du logement : environ 85 % des habitants sont locataires, tandis que les loyers proposés ont doublé depuis 2014, selon les données reprises par Deutsche Welle. La CDU et Die Linke étaient données au coude-à-coude avant le scrutin, l’AfD apparaissant derrière elles.
Dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l’affrontement oppose surtout le SPD de la ministre-présidente sortante Manuela Schwesig à l’AfD. La CDU, déjà faible dans cette région, joue un enjeu particulier : les sondages la plaçaient près du seuil de 5 % nécessaire pour siéger au Parlement régional. Un passage sous ce seuil amplifierait la contestation visant Merz au sein de son propre camp.
Les scrutins ne sont cependant pas une élection directe du chancelier. Même si l’AfD arrivait en tête dans l’un des Länder, elle devrait réunir une majorité parlementaire ou trouver des partenaires pour gouverner. Les autres grands partis maintiennent jusqu’ici leur refus de coalition avec elle. Il faut donc distinguer le classement des partis, la répartition des sièges et la capacité réelle à former un exécutif.
Le scrutin comporte aussi une nouveauté démocratique : pour la première fois, les jeunes de 16 et 17 ans peuvent voter dans les deux Länder. Les premières estimations sont attendues après la fermeture des bureaux. Avant ces résultats, toute affirmation sur le vainqueur ou sur l’avenir immédiat de Merz resterait prématurée.
Associated Press et Deutsche Welle décrivent indépendamment l’ouverture du vote et ses principaux enjeux. Les chiffres de sondage ne sont cités que comme un état de la campagne, pas comme un résultat.



