Le service postal américain a arrêté le développement d’un portail informatique au cœur du projet de nouvelles règles pour le vote par correspondance. Le directeur général de l’USPS, David Steiner, a annoncé jeudi 17 septembre que les travaux avaient cessé après la décision de la Cour suprême de laisser en place l’injonction bloquant la réforme pour les élections de 2026.
Le dispositif devait permettre aux États de transmettre des informations sur les électeurs recevant un bulletin postal et de faire vérifier la correspondance entre ces listes, des codes-barres uniques et des enveloppes normalisées. Une règle publiée à la fin août prévoyait également que les envois non conformes puissent être refusés et retournés aux autorités électorales. Ces exigences arrivaient alors que le calendrier électoral était déjà engagé dans plusieurs États.
Le 14 septembre, la Cour suprême a refusé de suspendre l’injonction nationale. La majorité a estimé que le gouvernement avait peu de chances de l’emporter sur le fond et que les conditions d’une intervention d’urgence n’étaient pas réunies. Dans une opinion concordante, le juge Brett Kavanaugh a surtout jugé l’application en 2026 arbitraire en raison du délai insuffisant laissé aux responsables locaux. Deux juges ont exprimé leur désaccord.
L’arrêt du portail ne signifie pas l’abandon de tout suivi technique du courrier électoral. L’USPS continuera ses procédures habituelles et encouragera l’usage volontaire de codes-barres facilitant le traitement. La portée politique de l’annonce tient donc à la disparition, pour ce scrutin, d’un système centralisé qui devait rendre les nouvelles exigences obligatoires.
Début septembre, l’USPS défendait encore la solidité de son développement accéléré tout en reconnaissant des préoccupations internes sur le temps disponible pour tester la performance, la sécurité et la stabilité. L’agence disait alors qu’elle se conformerait aux décisions de justice. La séquence illustre moins une décision définitive sur tous les pouvoirs futurs du service postal qu’un arrêt opérationnel imposé par le calendrier et par les injonctions en vigueur.



