Le décompte complet des élections législatives israéliennes confirme un Parlement sans majorité. Selon les résultats diffusés vendredi 30 octobre par la Commission électorale centrale et rapportés par l’Associated Press et le Times of Israel, le bloc conduit par Benjamin Netanyahu obtient 53 sièges, celui de l’opposition 48 et les deux formations arabes 19. Il faut 61 élus sur 120 pour former une majorité.
Ces chiffres apportent un fait nouveau par rapport aux sondages de sortie publiés mardi soir. Les projections accordaient alors 50 sièges au bloc Netanyahu, 52 ou 53 à l’opposition et 17 ou 18 aux partis arabes. Le comptage inverse donc l’ordre des deux principaux blocs sans donner à aucun d’eux la capacité de gouverner seul.
Un rapport de forces corrigé, pas encore proclamé
Le Likoud arrive en tête avec 27 sièges, devant Yashar, le parti de Gadi Eisenkot, qui en obtient 21. B’Yachad suit avec 12 élus. La Liste commune compte 11 sièges, tandis que les Démocrates et Ra’am en obtiennent huit chacun. Yisrael Beitenu, le Judaïsme unifié de la Torah et Otzma Yehudit disposent de sept sièges chacun ; le Shas et le Parti sioniste religieux en ont six.
Le mot « définitif » exige toutefois une précision de procédure. La Commission a terminé le comptage, mais la publication officielle au Journal officiel est prévue le 4 novembre. Son calendrier rappelle que les résultats doivent être proclamés dans les huit jours suivant le scrutin. Des vérifications d’erreurs ou de réclamations peuvent encore entraîner des ajustements mineurs d’ici là.
L’arithmétique ne suffit pas à former une coalition
Le bloc Netanyahu reste huit sièges sous la majorité. L’opposition en est éloignée de treize sièges et devrait s’entendre avec au moins une partie des formations arabes pour le dépasser. Or Avigdor Lieberman, dont Yisrael Beitenu appartient au camp anti-Netanyahu, a écarté vendredi une alliance avec elles, selon l’Associated Press. Cette position réduit fortement les combinaisons disponibles.
Le président Isaac Herzog consultera les partis après la proclamation et chargera une personnalité de tenter de former le gouvernement. La nouvelle Knesset doit entrer en fonctions le 10 novembre. D’ici là, le décompte complet éclaire les négociations, mais ne désigne ni coalition ni prochain premier ministre.



