Les fondations Rockefeller et OpenAI ont ouvert mercredi 14 octobre un appel mondial à projets doté de 50 millions de dollars. Baptisé Cities Deliver, le programme vise des organisations capables de travailler avec des municipalités pour améliorer des services publics grâce à l’intelligence artificielle.

Les projets doivent concerner l’un de quatre domaines : santé publique, mobilité économique, résilience environnementale ou participation civique. Le dispositif exclut les projets liés au vote et aux élections. Il cible en priorité les services destinés aux populations vulnérables ou mal desservies.

Des subventions de 500 000 à 2 millions de dollars

Deux parcours sont prévus. Le premier finance des idées assez mûres pour être testées dans une ville, avec des montants allant de 500 000 dollars à moins d’un million. Le second, doté de 1 à 2 millions de dollars par projet, doit permettre d’étendre des solutions déjà expérimentées. Les subventions s’étalent sur vingt-quatre mois, avec la moitié du financement versée au départ et l’autre moitié conditionnée à une étape intermédiaire documentée.

Les municipalités ne peuvent pas candidater seules. Le porteur principal doit être une organisation à but non lucratif, un laboratoire universitaire ou, dans certains cas, une société à mission dont le projet conserve un objectif charitable. Chaque dossier doit toutefois être soutenu par une ville partenaire.

Les candidatures de première étape sont attendues avant le 29 novembre 2026. Les organismes sélectionnés doivent être annoncés en avril 2027. Les promoteurs disent viser jusqu’à 100 millions de citadins, mais ce chiffre demeure un objectif : aucun projet n’a encore été choisi et aucun impact n’est mesuré à ce stade.

Reuters précise que la Fondation Rockefeller apporte 10 millions de dollars et la Fondation OpenAI 40 millions. Les villes pourront recourir à d’autres modèles d’IA que ceux d’OpenAI. Cette ouverture sera un point à surveiller, tout comme la protection des données, l’évaluation des résultats et la capacité des administrations à conserver la maîtrise de leurs services après les deux années de financement.