La fermeture des bureaux de vote israéliens n’a pas désigné de vainqueur. Les trois principaux sondages de sortie convergent vers un Parlement sans majorité nette : une photographie politique nouvelle par rapport aux chiffres de participation diffusés pendant la journée, mais pas encore un résultat officiel.
Le tableau compilé par Reuters à partir de Kan 11, Channel 13 et N12 attribue systématiquement 50 sièges au bloc conduit par Benjamin Netanyahu. Le bloc d’opposition mené par Gadi Eisenkot obtient 52 ou 53 sièges selon les chaînes, tandis que les partis arabes non alignés en recueillent 17 ou 18. Dans une Knesset de 120 membres, il faut 61 sièges pour gouverner.
Trois blocs, pas une coalition déjà formée
L’arithmétique peut sembler simple, mais additionner les projections ne suffit pas. Les formations arabes sont comptées séparément des deux grands blocs. Leur poids peut devenir décisif, sans garantir qu’elles entrent dans une coalition : l’Associated Press souligne qu’un accord avec elles offrirait à Eisenkot le chemin le plus direct vers une majorité, tout en restant politiquement difficile pour une partie de ses partenaires.
Le premier enseignement est donc double. Le camp Netanyahu paraît reculer et reste sous la majorité, mais l’opposition n’a pas non plus, seule, les 61 sièges requis. Le scrutin ouvre davantage une négociation qu’il ne ferme la séquence électorale.
Les résultats officiels peuvent encore déplacer les sièges
Les sondages de sortie comportent une marge d’erreur. Le seuil national de 3,25 % peut en outre faire basculer l’attribution de plusieurs sièges si une petite liste le franchit ou échoue de peu. Reuters indique qu’un décompte final est attendu d’ici au 30 octobre, avant la publication officielle prévue le 4 novembre.
La participation avait dépassé 74 % à 20 heures, selon la Commission électorale centrale citée par l’Associated Press, un niveau supérieur de huit points à celui observé à la même heure en 2022. Cette mobilisation renforce la portée politique du vote, sans transformer les projections en résultat.
Après la publication des résultats, le président Isaac Herzog consultera les partis et chargera la personnalité jugée la plus susceptible de réunir une coalition. Le candidat choisi disposera au maximum de 42 jours. D’ici là, toute proclamation de victoire resterait prématurée.



