La police néerlandaise a porté à 24 le nombre d’interpellations effectuées samedi 19 septembre lors d’une manifestation d’extrême droite au Malieveld, vaste parc du centre de La Haye. Le rassemblement, organisé contre les politiques d’immigration et d’asile, a réuni plusieurs centaines de personnes selon l’Associated Press.
Le bilan détaillé publié ensuite par la police précise que les arrestations concernent notamment le non-respect de l’ordre d’urgence et la détention interdite d’armes. Ce chiffre actualise les premières informations de l’AP, qui ne faisaient état que de « plusieurs » arrestations. Il ne préjuge pas des suites judiciaires individuelles.
Feux d’artifice, dégradations et dispersion
Selon le communiqué policier, une partie des manifestants a lancé des feux d’artifice vers les agents, commis des dégradations et porté des vêtements couvrant le visage, malgré les engagements pris avec les organisateurs. La police signale aussi des slogans et gestes antisémites ; elle indique qu’une enquête se poursuit sur ces faits.
Face à la dégradation de la situation, la maire suppléante a mis fin à la manifestation et pris un ordre d’urgence. Les unités antiémeutes ont repoussé les participants vers la gare centrale et un canon à eau a été utilisé. L’AP rapporte que la marche prévue avait auparavant été interdite par la municipalité.
Des journalistes également pris à partie
Le communiqué officiel ajoute que plusieurs journalistes ont été importunés par des manifestants. Des images diffusées en ligne montrent aussi un journaliste tombant dans l’eau pendant l’intervention policière. La police dit être en contact avec l’association néerlandaise des journalistes et le reporter concerné, sans attribuer publiquement une responsabilité définitive à ce stade.
L’épisode intervient un an après d’autres violences autour d’une manifestation de droite à La Haye, au cours desquelles une voiture de police avait été incendiée et le siège du parti centriste D66 attaqué. Ce précédent éclaire la vigilance des autorités, mais ne permet pas, à lui seul, d’établir un lien organisationnel avec les faits de samedi. L’enquête devra encore préciser les responsabilités et les éventuelles poursuites.



