Le pape Léon XIV a atterri vendredi 25 septembre à 9 h 56 à l’aéroport de Paris-Orly, selon Vatican News, ouvrant un déplacement de quatre jours en France. Parti de Rome à 7 h 58, il doit commencer sa visite par Paris avant de gagner Lourdes, puis Metz lundi. Le voyage associe une séquence d’État, des rendez-vous religieux et une prise de parole attendue sur l’Europe.

À Paris, le programme officiel prévoit une visite à l’Élysée et une rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique. Léon XIV doit ensuite se rendre au siège de l’Unesco, célébrer les vêpres à Notre-Dame de Paris et participer à une veillée avec des jeunes au Stade de France. Ces étapes donnent à la première journée une double dimension : diplomatique dans les institutions françaises et internationales, pastorale auprès des catholiques.

Le déplacement doit se poursuivre samedi avec une rencontre à la Maison Bakhita, centre d’accompagnement social, puis une messe place de la Concorde avant le départ pour Lourdes. Dimanche, le pape doit rencontrer les évêques de France, célébrer une messe au sanctuaire et participer à la procession aux flambeaux. L’Associated Press souligne également qu’une rencontre privée avec des victimes de violences sexuelles commises dans l’Église est prévue à Lourdes, dans un contexte où les associations attendent des réponses institutionnelles durables.

La dernière étape, lundi à Metz, est annoncée autour du dialogue interreligieux et des racines européennes. Une rencontre consacrée à la paix et à l’unité doit précéder une messe à la cathédrale Saint-Étienne. Le programme reste susceptible d’ajustements pendant la visite : les horaires cités sont ceux publiés par le Saint-Siège, tandis que l’arrivée à Orly est le premier fait effectivement confirmé ce vendredi matin.

L’enjeu dépasse donc le seul rassemblement religieux. Le parcours choisi — capitale politique, sanctuaire mondial et ville frontalière liée à l’histoire de la construction européenne — place les rapports entre foi, société, mémoire des abus et unité du continent au cœur de cette visite.