Les économies promises sur les médicaments de Medicaid ne constituent pas encore un bilan comptable. Dans une vérification publiée le 5 octobre, FactCheck.org souligne les incertitudes entourant les accords pharmaceutiques défendus par Donald Trump. L’annonce politique examinée remonte au 18 septembre : le nouveau travail porte sur la solidité des promesses, et non sur le lancement d’un dispositif aujourd’hui.
Ce que prévoit réellement le programme
Baptisé GENEROUS, le mécanisme doit rapprocher le prix net de certains médicaments de celui pratiqué dans plusieurs autres pays. Selon CMS, l’agence fédérale chargée du programme, les laboratoires participants accordent des remises supplémentaires aux États. Le gouvernement fédéral partage le bénéfice de ces remises par une diminution de sa contribution aux paiements Medicaid.
La participation reste volontaire. Les États peuvent choisir les médicaments pour lesquels ils souhaitent accéder à ces conditions, en comparant notamment le résultat avec leurs remises existantes. Une adhésion au dispositif ne signifie donc pas que chaque produit y sera acheté.
Autre distinction utile : au 18 septembre, CMS recensait des candidatures dans les 50 États, ainsi qu’à Washington et Porto Rico. À cette même date, seuls 40 États et Porto Rico avaient signé un accord. Ce décompte daté ne décrit pas nécessairement la situation actuelle.
Une projection, avec des conditions à vérifier
La Maison-Blanche avance 64,3 milliards de dollars d’économies sur dix ans, selon une estimation de ses conseillers économiques. Elle attribue 27,6 milliards aux États. Il s’agit d’une projection, pas d’argent déjà économisé. Le programme pilote annoncé par CMS court, lui, sur cinq ans.
FactCheck.org relève que des éléments décisifs restent difficiles à évaluer publiquement : médicaments effectivement concernés, participation des États et durée des arrangements. Les experts interrogés ne nient pas la possibilité d’économies. Ils contestent la certitude et la portée budgétaire prêtées aux chiffres annoncés.
Pour juger les résultats, il faudra donc examiner les prix nets obtenus et les dépenses constatées. Le montant affiché aujourd’hui ne suffit pas à démontrer que les budgets des États sont durablement protégés.



