La mobilisation pour les moyens de l’école a franchi une nouvelle étape mardi 6 octobre. Des lycéens, des enseignants et des parents ont manifesté dans plusieurs villes, tandis que les cours étaient totalement ou partiellement suspendus dans 891 établissements, selon le ministère de l’Éducation nationale cité par Associated Press. Ce nombre ne mesure pas uniquement les blocages : il réunit les interruptions de cours de différentes origines.

Des soutiens adultes autour des revendications scolaires

L’appel des syndicats SNES-FSU, SNEP-FSU et SNUEP-FSU permet de comprendre ce rapprochement. Dans leur communiqué du 2 octobre, ils soutiennent les demandes liées au manque de personnels, à la vétusté des bâtiments, aux classes chargées et à l’organisation des journées. Ils appellent les personnels à faire grève et à accompagner les élèves, en respectant l’indépendance de leur mouvement.

Les organisations demandent aussi une présence adulte permettant l’exercice pacifique du droit de manifester. Leur dénonciation de la réponse policière constitue une position syndicale, à distinguer des conclusions des enquêtes sur chaque incident.

Des bilans encore partiels

À la mi-journée, Le Monde rapportait deux décomptes distincts hors Paris : environ 86 000 participants selon le ministère de l’Intérieur et plus de 260 000 selon la CGT. Ces chiffres attribués ne forment pas un total national définitif ; le cortège parisien commençait dans l’après-midi. Ils ne doivent pas non plus être additionnés.

Reuters a constaté des rassemblements largement pacifiques à Marseille et Nantes, mais aussi des affrontements et des tirs de gaz lacrymogène à Strasbourg, Lyon et Rennes. Cette diversité des situations interdit de résumer toute la journée aux seuls incidents.

Le gouvernement a demandé des propositions sur le remplacement des enseignants absents, l’amplitude des journées et les bâtiments scolaires, avec de premiers retours ministériels attendus fin octobre, rapporte l’agence. Le calendrier annoncé n’équivaut pas encore à des travaux réalisés ou à des moyens effectivement déployés. C’est sur ces réponses concrètes, au-delà des décomptes de manifestants, que portera désormais l’évaluation de la sortie de crise.