Polo restait un puissant ouragan de catégorie 4 jeudi 24 septembre à 21 h UTC, avec des vents soutenus proches de 240 km/h. Le National Hurricane Center (NHC) situait son centre à environ 245 kilomètres au sud-sud-ouest de Manzanillo, sur la côte pacifique du Mexique, et relevait une pression minimale de 935 hectopascals.
Le cœur du cyclone se déplaçait vers l’ouest-nord-ouest à 17 km/h. Cette trajectoire devait l’éloigner progressivement du littoral jeudi soir, avant une inflexion vers l’ouest vendredi. Le service météorologique mexicain a donc levé l’avertissement de tempête tropicale et la veille cyclonique encore en vigueur plus tôt dans la journée. Aucune alerte côtière n’était active dans l’avis de 21 h UTC.
Cette levée ne signifie pas la fin du danger. Le NHC prévient que la houle générée par Polo continuera de toucher le sud-ouest du Mexique, puis gagnera la côte occidentale et la Basse-Californie du Sud. Elle peut produire des vagues dangereuses, des courants d’arrachement et des submersions côtières. Des pluies supplémentaires de 25 à 50 millimètres restaient également possibles dans les secteurs côtiers du Jalisco central et du Guerrero, après les accumulations précédentes ; sur les reliefs, le risque d’inondations soudaines et de glissements de terrain demeure.
L’extension des vents les plus violents reste relativement compacte : les vents d’ouragan s’étendaient jusqu’à 65 kilomètres du centre, tandis que ceux de tempête tropicale couvraient un rayon plus large. Les intérêts maritimes et les habitants de la Basse-Californie du Sud sont invités à suivre les prochains bulletins, même si la prévision centrale maintient le système en mer.
Polo avait brièvement atteint la catégorie 5 plus tôt dans la journée avant de redescendre d’un cran. Le bulletin de 21 h UTC envisageait encore une possible fluctuation d’intensité à très court terme, puis un affaiblissement graduel à partir de vendredi soir et samedi. Comme pour tout cyclone intense, la trajectoire réelle et l’étendue des pluies peuvent s’écarter de la ligne centrale prévue. Le point essentiel pour la côte mexicaine est donc double : le risque d’impact direct du cœur diminue, mais les effets indirects en mer, sur les plages et dans les zones montagneuses restent sérieux.



