Les nouvelles demandes d’allocations chômage ont reculé aux États-Unis durant la semaine achevée le 12 septembre. Le département du Travail en a enregistré 196 000 en données corrigées des variations saisonnières, soit 10 000 de moins que la semaine précédente et le niveau le plus bas depuis la mi-juillet.

La moyenne sur quatre semaines, moins sensible aux variations ponctuelles, s’établit à 203 250 demandes, en baisse de 2 750. Pour la semaine achevée le 5 septembre, le nombre de personnes continuant à percevoir une indemnisation a diminué de 39 000, à 1,73 million, et le taux de chômage indemnisé est revenu à 1,1 %.

Ces chiffres suggèrent que les entreprises licencient peu. Les demandes initiales sont suivies comme un indicateur avancé du marché du travail : lorsqu’elles augmentent durablement, elles peuvent signaler une dégradation avant qu’elle apparaisse dans les statistiques mensuelles. Depuis un an, elles évoluent le plus souvent dans une fourchette historiquement basse de 200 000 à 230 000.

Le signal doit néanmoins être lu avec mesure. Une baisse des licenciements n’est pas synonyme d’embauches rapides. Selon les données de contexte rapportées par l’Associated Press, les employeurs ont créé en moyenne 80 000 postes par mois depuis le début de 2026. C’est mieux que la faible moyenne de 2025, mais nettement moins que les 166 000 emplois mensuels moyens de 2023 et 2024.

La publication intervient en outre dans un contexte de prix de l’énergie élevés et de resserrement monétaire américain. La Réserve fédérale vient de relever ses taux, ce qui peut peser avec retard sur l’activité et l’emploi. Une seule semaine de demandes ne permet donc pas de trancher entre résistance durable du marché du travail et simple stabilité à court terme.

Pour l’instant, la donnée principale reste claire : les suppressions de postes demeurent contenues. La tendance des prochaines semaines, complétée par les créations d’emplois et le taux de chômage, dira si cette solidité se maintient.