La Floride a confirmé le 18 septembre un décès lié à la dengue, au cœur d'une flambée inhabituelle de transmissions locales. La victime, une femme âgée de Tampa, est morte le 4 septembre, selon les informations rapportées par l'Associated Press. Les autorités sanitaires n'ont pas rendu publics d'autres détails médicaux.

Le bilan épidémiologique de l'État donne la mesure du phénomène. Le rapport hebdomadaire du Department of Health recense 152 infections acquises en Floride depuis le début de 2026, réparties dans six comtés. Hillsborough, autour de Tampa, concentre à lui seul 134 cas. Parmi les infections locales, 21 ont commencé en juillet, 124 en août et sept en septembre. La semaine couverte par le rapport a ajouté 41 cas, ce qui en fait l'une des plus fortes poussées récentes de l'État.

Ces chiffres doivent être lus avec prudence. Ils correspondent aux cas identifiés par la surveillance ; beaucoup d'infections restent asymptomatiques ou ne sont pas diagnostiquées. La dengue est transmise par des moustiques du genre Aedes. Elle provoque souvent une fièvre, des douleurs et des symptômes proches d'un syndrome grippal, mais peut évoluer vers une hémorragie, un choc et la mort dans les formes graves.

Les équipes du comté pulvérisent des insecticides, inspectent les récipients et les zones d'eau stagnante et surveillent les moustiques. L'AP rapporte que les prélèvements récents n'ont plus détecté le virus dans les insectes testés, un signe encourageant, sans certitude que la circulation soit terminée.

La Floride avait connu près de 200 infections locales en 2023, son niveau annuel le plus élevé récent. Le total de 2026 est déjà le deuxième. Les conditions chaudes et humides, les voyages et la présence durable des moustiques vecteurs favorisent l'installation de foyers. Un seul décès ne permet pas de mesurer à lui seul la gravité d'une épidémie, mais sa confirmation rappelle que la surveillance, l'élimination des eaux stagnantes et la prise en charge rapide des signes d'alerte restent essentielles.