Le Kenya a confirmé dimanche 18 octobre un huitième cas de maladie à virus Ebola de type Bundibugyo. Le directeur général de la santé, Patrick Amoth, a indiqué que 38 personnes avaient été testées dans la journée et qu’une seule s’était révélée positive. Le patient est un homme de 49 ans qui avait assisté le premier malade enregistré dans le pays, notamment en manipulant de la vaisselle et du linge. Il était déjà placé en quarantaine lorsqu’il a développé samedi de la fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires.

Cette détection ne signifie pas, à elle seule, que le virus circule dans la population générale. Associated Press rapporte que 128 contacts du premier patient restent en quarantaine, sur les 130 initialement recensés. Les six autres patients encore pris en charge sont décrits comme stables. L’Organisation mondiale de la santé avait précisé le 16 octobre, lorsque trois cas étaient confirmés, qu’ils étaient tous reliés au premier cas importé et qu’aucune transmission communautaire n’était alors établie. Les autorités préviennent néanmoins que d’autres contacts suivis peuvent encore déclarer des symptômes pendant les 21 jours de surveillance.

Le premier patient, un Kényan revenu de République démocratique du Congo en passant par l’Ouganda, est arrivé au Kenya le 3 octobre et est mort deux jours plus tard à Nairobi. Parmi les cas désormais confirmés figurent trois proches et trois professionnels de santé. Le huitième malade n’est pas un soignant, mais un accompagnant exposé dans le cadre de la prise en charge.

Le virus Ebola ne se transmet pas par l’air : la contamination survient par contact direct avec les fluides corporels d’une personne malade ou décédée, ou avec des objets contaminés. Il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique contre la souche Bundibugyo, même si des essais sont en cours en RDC. L’OMS insiste sur l’isolement rapide, la recherche des contacts et les soins de soutien. Le bilan peut évoluer ; les chiffres doivent donc rester rattachés au 18 octobre.