Le même 8 octobre, la direction de course a déclaré une « Heat Hazard » pour le Sprint et le Grand Prix de Singapour, après une prévision officielle dépassant le seuil réglementaire de 31 °C. Cette décision imposait aux équipes d’installer le système de refroidissement du pilote dans les voitures. Les pilotes pouvaient néanmoins choisir de ne pas porter le gilet parcouru de liquide et accepter le lest compensatoire prévu par le règlement.

Cette souplesse a révélé un désaccord moins théorique qu’il n’y paraît. Max Verstappen jugeait le dispositif contraignant pour les mouvements et doutait de son efficacité sur toute la durée d’une course. Charles Leclerc estimait que l’effet diminuait nettement après une vingtaine de tours. Kimi Antonelli a raconté qu’une pompe défaillante avait fait circuler de l’eau très chaude lors d’une précédente utilisation, tandis que George Russell défendait l’intérêt du système face au risque de surchauffe corporelle.

La mesure n’a donc pas réglé la question de l’équipement idéal. Elle a surtout obligé chaque équipe à disposer d’une protection prête à fonctionner, tout en laissant aux pilotes un choix individuel. À Marina Bay, où l’humidité, la durée et le rythme nocturne rendent l’effort particulièrement éprouvant, le débat portait autant sur la fiabilité du matériel que sur le principe de refroidir le pilote. (Références : décision FIA du 8 octobre ; Reuters, 8 octobre.)