La tentative de donner du temps supplémentaire à l’observatoire spatial Swift est terminée. La NASA a publié le 28 septembre son bilan de la mission LINK, conçue par Katalyst Space pour saisir le satellite et relever son orbite. Cette opération centrale n’a pas eu lieu. LINK est rentré dans l’atmosphère terrestre le 25 septembre, date également confirmée par l’entreprise.

Lancé en novembre 2004 pour observer notamment les sursauts gamma, Swift a largement dépassé sa durée de mission initiale. Mais le freinage atmosphérique en orbite basse, renforcé par l’activité solaire, réduit progressivement son altitude. La NASA indique qu’en l’absence de rehaussement, sa rentrée reste attendue avant la fin de l’année. Cela ne signifie pas que Swift soit déjà rentré dans l’atmosphère.

Un dépannage devenu démonstration

Le contrat avait été attribué en septembre 2025 et LINK avait décollé le 3 juillet 2026. Katalyst explique qu’une anomalie d’alimentation a rendu indisponibles deux des trois roues de réaction utilisées pour orienter son engin. Le recours accru aux propulseurs pour le stabiliser a consommé du carburant, réduisant la marge nécessaire à une capture sûre.

L’abandon du rehaussement n’est pas une décision nouvelle du 28 septembre : la NASA l’avait annoncé dès le 19 août. La fin de mission et le retour d’expérience constituent les nouveaux éléments. Les opérations se sont poursuivies avec des objectifs réduits, avant la fin de la participation de la NASA le 3 septembre.

Des essais, mais aucune capture

Selon Katalyst, LINK s’est approché à environ 12 à 15 kilomètres de Swift et a réalisé des essais de ses trois bras robotisés. Ces opérations ont produit des données techniques, mais elles ne doivent pas être assimilées à une réparation ou à une rencontre avec amarrage.

Les deux partenaires mettent en avant les enseignements pour de futures missions de maintenance orbitale. Leur bilan décrit l’expérience des acteurs du projet, pas une évaluation indépendante. Le résultat opérationnel demeure clair : cette tentative n’a pas permis de relever l’orbite de Swift.