Une saison de transmission intense
L’Europe a recensé 1 482 infections humaines par le virus West Nile acquises localement depuis le début de la saison 2026, selon le relevé publié le 18 septembre par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). L’Italie est de loin le pays le plus touché, avec 652 cas, devant la Grèce (355), l’Espagne (114), la Roumanie (91) et la France (81).
Ces chiffres sont provisoires et reflètent les signalements transmis jusqu’au 17 septembre. Ils ne constituent pas un décompte instantané : des retards de déclaration sont possibles et les systèmes de surveillance diffèrent d’un pays à l’autre. L’ECDC a identifié 180 zones touchées dans 16 pays, dont 19 ajoutées au cours de la dernière semaine.
L’Italie surveille plus largement
En Italie, le dispositif suit les infections chez les humains, mais aussi chez les oiseaux, les chevaux et les moustiques. Cette surveillance étendue contribue à expliquer pourquoi le pays détecte autant de cas. Elle ne suffit toutefois pas à écarter une tendance de fond : les autorités italiennes constatent une saison de transmission plus longue et une progression vers des zones auparavant moins exposées.
La hausse des températures favorise la reproduction des moustiques et peut prolonger la période pendant laquelle le virus circule. L’Organisation mondiale de la santé rappelle néanmoins que le climat n’est pas l’unique facteur : l’usage des sols, la biodiversité, les populations d’oiseaux réservoirs et la qualité de la surveillance influencent aussi les données observées.
Pas de signal de gravité accrue
La plupart des infections restent silencieuses. Environ quatre personnes infectées sur cinq ne présentent aucun symptôme ; une minorité développe une maladie fébrile et une fraction plus faible des complications neurologiques, surtout chez les personnes âgées ou fragiles.
Dans son bilan mensuel fondé sur les données au 3 septembre, l’ECDC indiquait qu’aucun signal ne suggérait une sévérité accrue de la maladie cette année. Le centre s’attend néanmoins à d’autres cas au cours des prochaines semaines. Les chiffres publiés servent notamment à sécuriser les dons de sang et d’autres produits d’origine humaine dans les zones où une transmission locale a été détectée.



